Le taux de participation atteint 63% alors que les adhérents votent pour élire le successeur d'Eric Ciotti.
Les membres des Républicains commencent à voter par internet pour élire leur nouveau président.
Le scrutin a été ouvert samedi en fin d’après-midi et se clôturera à 18H00.
Ce vote a été déclenché par la décision d'Eric Ciotti, l'ancien président du parti, de s'allier avec le Rassemblement National durant les législatives anticipées de l'année dernière.
À midi, le taux de participation était de 63%, selon la Haute Autorité qui supervise le scrutin.
Les résultats seront annoncés par Annie Genevard, la secrétaire générale du parti et actuelle ministre de l’Agriculture, au siège des Républicains à Paris.
Bruno Retailleau est considéré comme le favori pour succéder à Ciotti face à Laurent Wauquiez.
Toutefois, le mode de scrutin complexe rend le résultat incertain.
Le nombre d'adhérents ayant voté a presque triplé pendant la campagne, passant de 43 859 à 121 617.
Il n'est pas clair quels candidats bénéficieront de cetteaugmentation, qui a été soutenue par les deux candidats.
Un ancien membre des Républicains a déclaré que l’avantage semblait pencher vers Retailleau, mais a reconnu une bonne campagne de la part de Wauquiez.
Wauquiez, pour sa part, a exprimé sa confiance, affirmant qu'il allait créer la surprise lors des résultats.
Un large succès pour le candidat gagnant renforcerait sa position pour la prochaine élection présidentielle, tandis qu'un succès étroit pourrait compliquer sa capacité à s’imposer face à d'autres candidats potentiels, tels qu'Edouard Philippe, qui est en tête des enquêtes d’opinion.
Philippe, ainsi que d'autres membres du parti, ont exprimé le besoin de primaires ouvertes à droite.
Retailleau s’oppose à cette idée et veut restreindre le vote aux adhérents des Républicains.
Wauquiez a également critiqué l'idée d’une primaire ouverte, soulignant le risque de dilution de la droite dans la majorité présidentielle actuelle.
Il a demandé un match retour avec Retailleau pour désigner le candidat des Républicains à l'élection présidentielle de l'année prochaine.
Retailleau s'est engagé à rester au gouvernement s'il est élu président du parti, se présentant comme un ministre engagé politiquement et non simplement technocratique.
Dans le contexte plus large, l’élection du président des Républicains est suivie de près, le parti ayant frôlé la disparition après le départ de Ciotti, mais semblant retrouver des couleurs avec l'entrée au gouvernement de Michel Barnier.
Un ancien porte-parole du parti a récemment appelé à maintenir l'unité du bloc central, semblant pencher pour Retailleau.
Wauquiez a été critiqué pour sa campagne, que certains ont qualifiée de peu inspirante et tactique.
Des membres du parti, comme Edouard Philippe, ont dirigé leurs attaques vers lui, dénonç
ant des propositions jugées extrêmes.
Wauquiez a réagi en affirmant son engagement à ne pas pencher vers le compromis.
Il a également mis en avant sa volonté de rassembler divers courants de droite, citant Giorgia Meloni, la Première ministre italienne ultraconservatrice, comme un modèle pour la droite française.